lundi 28 octobre 2013

Notre revue de presse du 21 au 27 octobre

Couronné
Christophe Ono-dit-Biot
Christophe Ono-Dit-Biot couronné par l'Académie française pour son cinquième roman Plonger.
• Voir tous les articles parus sur le sujet
Crédits photo : Solenne Loustalan / Visual Press Agency
Plonger de Christophe Ono-Dit-Biot
Plonger de Christophe Ono-Dit-Biot : «Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.» Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant - et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin [...] Lire la suite
Roman
Philippe Vallet nous présente cette semaine, dans l'émission Le livre du jour, le dernier roman de François Sureau intitulé Le chemin des morts.
• Vu de la blogosphère par Les Blogs de Rue89.com
Le chemin des morts de François Sureau
Le chemin des morts de François Sureau : Paris, début des années 1980. Un ancien militant basque refuse de rentrer en Espagne après vingt ans d'exil. Il réclame la protection de la France, car il se dit menacé de mort dans son pays. Pour la justice française, l'affaire est délicate. Accéder à cette demande, c'est nier le retour de l'Espagne à la démocratie et à l'État de droit. Refuser serait faire preuve d'aveuglement sur la réalité de ces assassinats visant régulièrement les ex-opposants du franquisme. C'est au narrateur de ce livre, un jeune juriste encore inexpérimenté, qu'il va revenir de trancher. De la décision de justice qui sera prise et du drame qui en découlera François Sureau a tiré le plus bref et le plus saisissant de ses textes. Voir ce livre
Polars
A découvrir cette semaine dans le Cercle Polar #129 de Telerama.fr, Comment tirer sa révérence de Malcolm Mackay et La maison des chagrins de Victor Del Arbol.
Comment tirer sa révérence de Malcolm Mackay La maison des chagrins de Victor Del Arbol
Bande dessinée
La presse nous rappelle sans cesse que fiction et réalité ne sont pas toujours si éloignées. Cette semaine (bon d'accord dimanche dernier), un article m'a interpelé dans Le Figaro.fr, article sobrement intitulé Ce sportif sera bientôt le premier coté en Bourse. Est-ce un coup de pub ou une information qui se vérifiera rapidement ? Tout le monde l'ignore, mais là n'est déjà plus le problème puisque, la question devient plutôt pourquoi lui seul le serait ? Jusqu'où sommes nous prêts à aller ?
C'est là que l'anticipation de certaines BD nous propose une voix possible. Prenez par exemple Human Stock Exchange de Xavier Dorison et Thomas Allart, le parallèle avec cette histoire est surprenant. Pour preuve, voici la 4ème de couverture de la BD : « L'introduction en bourse n'est donc plus le seul privilège de personnes morales, c'est aussi une réalité pour des personnes physiques ; elles perçoivent un capital, portent au poignet une « rate watch » indiquant leur cote et répondent à leurs actionnaires dans leurs assemblées générales... »
Pour savoir comment ça pourrait se terminer, vous n'avez plus qu'à découvrir cette très bonne BD d'anticipation.
Human Stock Exchange de Xavier Dorison, Thomas Allart
Human Stock Exchange de Xavier Dorison et Thomas Allart : Alors qu'une crise financière sans précédent ravage l'économie des pays industrialisés, que les chômeurs et les petits porteurs ruinés se comptent par millions, une valeur financière, une seule, semble résister : l'être humain. L'introduction en bourse n'est donc plus le seul privilège de personnes morales, c'est aussi une réalité pour des personnes physiques ; elles perçoivent un capital, portent au poignet une « rate watch » indiquant leur cote et répondent à leurs actionnaires dans leurs assemblées générales... [...] Lire la suite
Sans mot !
Une histoire sans mots de Xu Bing
Une histoire sans mots est réellement une histoire sans mots. A partir de pictogrammes totalement inventés, voici, heure par heure, une journée de M. Noir. M. Noir ? Un col blanc. M. Noir ? Un citadin. Sa journée ? Des soucis, l’ennui, ses rêves. De bonne heure, il se précipite dans le métro. Bureau. Emails. Une conférence à préparer, bavardage avec les collègues au déjeuner, esquive des coups de fil de sa famille qui le pousser à se marier. La journée finie, M. Noir peut enfin s’offrir un peu de bon temps, il invite une fille rencontrée sur Internet à prendre un verre… La journée de M. Noir verra-t-elle un éclair de bonheur ?
Telle est la description d'Une histoire sans mots de Xu Bing.
Pour en savoir plus lire Une histoire sans mots, le roman en pictogrammes de Xu Bing sur ActuaLitté.com
planche de Une histoire sans mots de Xu Bing
Histoire
Voici un roman historique à ne pas râter sur l'histoire de nos combattants venus des Antilles, combattants souvent utilisés en première ligne.
• Lire "Bamboula" et "Chocolat": les poilus martiniquais de 1914-18 sur BibliObs
• Vu de la blogosphère par Le blog de Philippe Poisson
Le Bataillon créole de Raphaël Confiant
Le Bataillon créole de Raphaël Confiant : Parle-moi de «Là-bas» ! Parle-moi surtout-surtout de la Marne, grand vent qui voyage sans répit de par le monde ! On dit que Théodore est mort dans une tranchée. Je ne comprends pas. Pourquoi l'armée de «Là-bas» se cachait-elle dans des trous au lieu de monter au front ? Pourquoi y attendait-elle que le Teuton fonde sur elle ? Man Hortense a perdu son fils Théodore, coupeur de canne émérite, à la bataille de la Marne, pendant la guerre de 14-18. Mais elle ne comprend pas ce qui s'est réellement passé sur ce front si loin de la Martinique... Théodore faisait partie du «Bataillon créole» dans lequel des milliers de jeunes soldats s'enrôlèrent pour aller combattre dans la Somme, la Marne, à Verdun et sur le front d'Orient, dans la presqu'île de Gallipoli et aux Dardanelles [...] Lire la suite