samedi 1 mars 2014

Le Pendu de la Porte Saint-Martin, le polar feuilleton : Chapitre 13

Nous avons pris un peu de retard mais voici la suite du polar-feuilleton de Christine Matéos intitulé Le Pendu de la Porte Saint-Martin. Si vous avez raté le début, retrouvez
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Chapitre 13

Le lendemain, Clotilde arriva en avance au théâtre pour entreprendre ses recherches. Hormis le concierge qui lui avait ouvert la porte, elle ne vit personne en entrant et prit directement l’escalier qui menait aux loges. Les portes des loges communes n’étaient jamais fermées. Elle se rendit directement à celle des seconds rôles masculins et, se plantant au milieu de la pièce, commença à en examiner chaque détail, essayant de deviner à quel endroit Benjamin aurait pu dissimuler un bijou. Cette loge ressemblait en tous points à la sienne. Fauteuils, miroirs, costumes sur des cintres suspendus à des crochets au mur, tablette avec les pots de maquillage… Le pot de fond de teint ? Il pouvait être assez grand pour abriter une broche. Mais elle ne pouvait pas y enfoncer le doigt pour vérifier. Cherchant autour d’elle, elle aperçut une épingle de cravate sur l’un des costumes. Elle la retira et s’en servit pour sonder le pot. Rien. Après avoir égalisé la surface du bout de l’index et essuyé son doigt et l’épingle sur son mouchoir, elle remit le tout en place. En piquant le bijou de pacotille dans le tissu de la cravate sur laquelle elle l’avait pris, une idée l’effleura. Et si Benjamin avait tout simplement accroché la broche sur son costume ? Non, un bijou de femme sur un costume de valet, ça aurait sauté aux yeux ! Mais à l’intérieur du costume, pourquoi pas ? Impossible de vérifier tout de suite. On n’avait pas encore repris Rochester, la dernière pièce dans laquelle il avait joué et on ne la rejouerait sans doute pas de si tôt. Frédéric ne demanderait probablement pas à Baptiste de reprendre ce rôle, car cela mettrait toute la troupe mal à l’aise et de toute façon, le succès de cette pièce, qui avait déjà eu une cinquantaine de représentations, était quasiment épuisé. Le costume du page avait été rangé, comme les autres, dans la réserve qui était toujours fermée à clef. Y accéder ne serait pas facile. Remettant l’examen de cette hypothèse à plus tard, Clotilde entreprit de fouiller méthodiquement la pièce. Elle avait glissé les doigts derrière les coussins du fauteuil et déplaçait lentement les mains tout autour de l’assise, tournant le dos à la porte, quand une voix la fit sursauter.

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